Israel

Je suis Français, juif, et j’en ai marre…

Je n’en ai pas marre d’être juif, cela me va même très bien. Non, j’en ai marre d’avoir à défendre en permanence Israël, face à des gens qui l’attaquent automatiquement de manière haineuse et souvent diffamatoire alors qu’ils n’y ont jamais mis les pieds.

J’en ai marre que ces gens refusent ensuite d’entendre certaines vérités qui les mettraient face à leurs contradictions, car il est plus facile d’être de mauvaise foi que d’accepter que l’on a eu tort, le reconnaître, et faire le travail nécessaire pour corriger le tir.

J’en ai marre de devoir expliquer à ces mêmes gens, qui écarquillent les yeux en apprenant que je suis sioniste, que ce n’est pas un gros mot. Que s’ils avaient ouvert le dictionnaire, vu qu’ils ne savent pas vraiment ce que cela veut dire, ils sauraient que je suis donc « favorable à la constitution d’un état juif en Palestine ».  Qu’en étant eux-mêmes antisionistes, ils se placent donc du côté de ceux qui refusent à Israël le simple droit d’exister, alors que la question ne se pose plus depuis 60 ans.

J’en ai marre que les antisémites pensent avoir trouvé une astuce en se disant antisionistes tout en sachant qu’Israël est indissociable des juifs.

J’en ai marre que tous trouvent normal que des dizaines de pays dans le monde soient dirigés par des Chrétiens ou des Musulmans, mais que le fait que les Juifs aient un pays grand comme deux ou trois départements français les emplisse d’une haine qui les empêche de dormir.

J’en ai marre que pour eux un « bon juif » est un juif qui prend position contre la politique de l’Etat d’Israël (et non pas un ‘juif mort » comme on pouvait le lire il y a encore peu sur Tweeter). Je suis né en France, j’aime mon pays, mais j’aime aussi Israël car c’est le (seul) pays des juifs.

J’en ai marre de me dire que leur antisionisme n’a rien de politique.

J’en ai marre de cette partie des Français qui se mêlent d’un conflit situé à 4000 kilomètres de chez eux, et qui ne les concerne pas, alors qu’ils n’accepteraient jamais qu’un Israélien vienne leur demander des comptes à propos de la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, les Comores, Mayotte, la Réunion, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie, et pourquoi pas l’Alsace et la Lorraine, les essais nucléaires qui ont pourri tant de beaux fonds marins, et le gavage des oies tant que j’y suis !

J’en ai marre que pour argumenter leurs dires ils refassent l’Histoire de cette région du monde à partir de ce qu’ils en ont vu dans les médias (dirigés par les juifs, donc), alors que (quelle grande nouveauté) ces derniers montrent sans aucun scrupule les choses de manière déformée et souvent très éloignée de la vérité, tout en appelant cela des « informations ». Ces mêmes médias qui, pour dépeindre Israël en état « colonial », mentent sans arrêt sur les chiffres, n’hésitent pas à fabriquer des images, voire de faux reportages qu’ils mettent eux-mêmes en scène avec la complicité de quelques Palestiniens sur le terrain (un exemple parlant). Ils ne se rendent peut-être pas compte qu’en voulant fabriquer du « sensationnel » pour faire de l’audience, ils ne font que jeter de l’huile sur le feu et attiser la haine, participant par la même occasion à la montée de l’Islam radical en Europe. Un chapitre qui sera je l’espère un jour perçu comme honteux dans l’Histoire du journalisme.

J’en ai marre de leur dire qu’il suffit pourtant de faire une ou deux recherches sur Google ou Wikipédia (référence très pointue donc) pour comprendre que « Bien que les termes « Palestiniens » et « Palestine » dérivent de « Philistin », il n’y a pas de rapport culturel, religieux, ou linguistique entre ces deux populations ». Les Palestiniens ne descendent pas des Philistins, qui n’occupaient par ailleurs que l’équivalent de la Bande de Gaza actuelle, et ont disparu il y a plusieurs siècles déjà. La Palestine n’a toujours été qu’un nom donné à une région géographique. Et que s’ils avaient juste prolongé leur recherche de vingt secondes, ils auraient aussi pu lire que « Le terme Palestine désignant la région de Judée provient des Romains qui renommèrent ce territoire de « Provincia Judea » en « Syria Palaestina » après la révolte de Bar Kohba vaincu par l’empereur Hadrien, afin d’annihiler toute trace juive au sein de cette partie du monde ».

J’en ai marre de devoir leur donner ensuite un cours d’Histoire en espérant toujours qu’ils changeront d’avis, alors que leur parti-pris dans ce conflit n’est en fait qu’un prétexte pour faire ressortir un ressentiment plus profond, enfoui en eux depuis bien longtemps.

J’en ai marre qu’ils ne sachent rien de ce qui s’est vraiment passé au Moyen-Orient depuis cent ans, sinon ils sauraient qu’il est inutile de remonter plus loin pour comprendre l’origine du « peuple palestinien ». Sous l’Empire Ottoman (1299-1923), il n’y avait aucune entité appelée « Palestine », et la notion de « peuple palestinien » n’existait pas. Les Juifsvivaient déjà là, comme le raconte Chateaubriand en 1806 dans « Itinéraire de Paris à Jérusalem« , publié en 1811 : « Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem ; et rien ne peut le décourager ; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion. Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris, sans doute : mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem ; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays ; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. » Il en fut ensuite de même sous le mandat britannique qui a suivi. « L’accroissement de la population de Palestine après 1880 est considérée comme étant due à la simple installation de populations arabes du Moyen Orient attirés par les opportunités offertes par l’immigration juive (…) En 1913, la commission Royale Britannique déclara que la région est sous peuplée et économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes en 1880, qui sont venus pour construire la terre juive. » Lewis French, le directeur britannique du développement de la Palestine, déclara « Nous l’avons trouvée habitée par des Fellahs (agriculteurs arabes) qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés, il n’y avait presque aucune sécurité publique. Les Fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. » A cette époque, l’arrivée des juifsne dérangeait personne car cette terre n’était qu’un désert aride laissé à l’abandon depuis les conquêtes arabes. Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram écrivit en 1914 : « Les sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leurs connaissances, leur intelligence, et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays. » En 1922, les Britanniques avaient recensé en Palestine Mandataire (Jordanie, Cisjordanie, et Israël) : 652 000 Palestiniens, soit 289 000 Musulmans, 283 000 Juifs, 71 000 Chrétiens, et 8 000 personnes d’autres appartenances. Soit à peu près autant de juifs que de musulmans, hormis à Jérusalem où le Consulat Britannique reportait dès 1859 que les Musulmans de Jérusalem n’excédaient pas un quart de la population.

J’en ai marre de ceux qui malgré ces données, s’obstinent à penser que « les Juifs sont arrivés en 1948, et ont chassé les Palestiniens qui vivaient là depuis (soi-disant) des millénaires » (comme le clame par exemple le groupe de rap I am sur leur titre J’aurais pu croire), alors que ces mêmes gens sont incapables de me citer le nom d’un ancien président de la Palestine, ou encore de leur monnaie (ce qui est normal vu qu’il n’y a jamais eu de Palestine, mais cela ils ne le savent pas). Tout d’abord car il y avait déjà en Palestine mandataire en 1948, 700 000 juifs pour 900 000 arabes. Le « peuple palestinien » est une notion qui a été créée de toutes pièces au début des années 60 (du vingtième siècle je précise) comme un nouvel outil politique pouvant permettre d’anéantir Israël par les voies diplomatiques (en revendiquant une soi-disant légitimité de la terre donc), une fois que toutes les attaques militaires sur le terrain par les pays arabes voisins avaient échoué. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Zahir Muhsein, le chef des opérations militaires de l’OLP dans une interview accordée il y a peu au journal allemand Trouw. Pour ce qui est des terres, Hadj Amin al Husseini, le chef du Haut Comité arabe, père du mouvement palestinien, a reconnu en 1937 (un an après avoir lancé les sanglantes révoltes arabes qui durèrent jusqu’en 1939 ayant pour but d’éliminer les 400 000 juifs qui vivaient déjà là), auprès de Sir Laurie Hammond (faisant partie de la Commission Peel venue pour enquêter sur ces évènements), que les terres avaient bien été achetées par les Juifs aux propriétaires musulmans. Il oublia de préciser au passage que lui et sa famille s’étaient enrichis en menaçant de mort ces propriétaires s’ils faisaient le sacrilège de vendre leurs terres aux juifs ; et ce, afin de leur racheter pour une bouchée de pain, et les revendre ensuite eux-mêmes aux juifs à prix d’or.

J’en ai marre de rappeler qu’en 1948 ce sont 5 forces armées qui ont attaqué les Juifs de manière simultanée, aidées par les combattants Palestiniens, et que les Juifs se sont défendus et les ont repoussés. Le Haut Comité arabe, qui s’opposait au plan de partage, semblait sûr de sa victoire. Dans un communiqué du 6 février 1948 au secrétaire général des Nations Unies, il déclarait : « Les Arabes de Palestine considèrent que toute tentative des Juifs ou de n’importe quelle puissance ou groupe de puissance d’établir un État juif dans un territoire arabe est un acte d’agression auquel on résistera par la force.(…) Le Prestige des Nations unies sera mieux servi en abandonnant et en n’imposant pas une telle injustice.(…) Les Arabes de Palestine firent la déclaration solennelle devant les Nations unies, devant Dieu et devant l’histoire qu’ils ne se soumettraient jamais à une quelconque puissance venant en Palestine pour imposer une partition. Le seul moyen pour établir une partition est tout d’abord de les éliminer : hommes, femmes et enfants. » Le message était clair. Le moral des combattants et des hommes politiques n’était cependant pas partagé par la population palestinienne : la « panique grandit dans les classes aisées arabes et on assista à un exode régulier de la part de ceux qui pouvaient s’offrir de quitter le pays ». De décembre 1947 à janvier 1948, 70 000 Arabes environ fuirent les agglomérations. Fin mars, le total des réfugiés se montait à 100 000 environ, pensant revenir plus tard se partager les restes des juifs sensés avoir été rapidement éliminés par les forces arabes. Il y eu donc la guerre entre les juifs (dont le but était de vivre en sécurité au sein des frontières de son nouvel état), et les arabes (dont le but était d’éliminer les juifs). Les juifs ont réussi à vaincre malgré la supériorité numérique des forces ennemies. Une seconde vague de réfugiés a découlé de ces événements (explication de l’historien Benny Morris). « Aucun ordre opérationnel d’expulsion n’a été donné parla Haganah ou ses dirigeants durant cette période mais les opérations appelaient à la destruction de villages ou de groupes de villages ; ce qui l’impliquait ». Sur les 369 localités arabes de l’Etat israélien et des zones qui passèrent sous contrôle israélien pendant cette guerre : 187 ont été désertées lors des attaques des forces juives, 41 ont été le théâtre d’une expulsion après la conquête, 90 villages se sont vidés de leur population, affolée par l’approche des combats ou par les témoignages de massacres, notamment celui de Deir Yassin, 6 ont déserté suite à l’appel des autorités locales arabes, et les raisons du départ de 45 villages ne sont pas encore éclaircies. Mais « la cause principale de ces vagues de réfugiés était l’effondrement de la société palestinienne qui sans le soutien administratif des Britanniques était trop fragile pour résister aux conditions de vie d’une guerre civile ».

J’en ai marre de leur demander ensuite pour les mettre sur la voie comment peut-il y avoir aujourd’hui plus d’un million et demi d’arabes Israéliens vivant au milieu de 6 millions de juifs. Les Juifs auraient-ils procédé à un tri sélectif identique à celui dont ils venaient d’être victimes en Europe, pour déterminer qui devait rester et qui devait partir après leur victoire ?

J’en ai marre que l’UNRWA (l’Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) considère comme réfugié de Palestine « toute personne dont le lieu de résidence habituelle était la Palestine entre juin 1946 et mai 1948 et qui a perdu à la fois son domicile et ses moyens de subsistance en raison du conflit israélo-arabe de 1948« . Pour un peuple soi-disant ancestral, n’avoir à justifier que deux ans de vie sur une terre pour pouvoir revendiquer sa légitimité, c’est peu je trouve. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est comme si on accordait un titre de propriété à tout squatteur réussissant à tenir deux ans, mais c’est pas loin.

J’en ai marre que tout le monde trouve normal que les pays musulmans soient dépourvus de citoyens juifs. Personne ne veut savoir où sont passés les juifs qui vivaient dans les autres pays du Moyen Orient ou d’Afrique du Nord. Eux pourtant, ont vraiment été chassés de leurs pays quand ils n’étaient pas lynchés sur place par la foule simplement parce qu’ils étaient juifs. Personne ne trouve anormal qu’entre 1944 et 2004 les populations juives soient passées de 265 000 à 5000 au Maroc, de 140 000 à 80 en Algérie, de 105 000 à 1500 en Tunisie, de 100 000 à 20 000 en Iran, de 27 770 à 26 en Syrie, de 5 666 à 20 au Liban, de 55 000 à 100 au Yémen, de 150 000 à 16 en Irak, de 38 000 à 0 en Libye, et de 80 000 à 40 en Egypte. Un million de juifs ont dû fuir leurs pays à cause de la haine et la discrimination, mais on ne fait allusion à eux que lorsqu’il s’agit de dénoncer leur immigration massive en Israël aux dépens des « pauvres » Palestiniens, en oubliant de préciser au passage les vraies raisons de cette immigration. Inutile de rappeler que la plupart des pays du Moyen-Orient étaient pro Nazis durant la Seconde Guerre Mondiale, que certains dirigeants arabes considéraient même Hitler comme la réincarnation de Mahomet, et que donc les Juifs n’avaient d’autre choix que fuir.

J’en ai marre que l’absence de présence juive en Judée (derrière les frontières de l’armistice de 1949 donc) puisse être aujourd’hui une des conditions de l’Autorité Palestinienne avant de pouvoir reconnaître l’Etat d’Israël ou commencer à négocier avec lui ! Pour reprendre (avec la même conviction qu’elle) les très bons arguments du discours de Caroline Glick lors d’une conférence sur les colonies en janvier 2013 en Angleterre, il est anormal que personne ne trouve cela inacceptable. Pourquoi les juifs auraient-ils le droit de vivre en France, en Europe, aux Etats-Unis, à New York, Paris, ou Berlin, comme à peu près partout dans le reste du monde, mais pas en Judée ?! Et ce, juste parce qu’ils sont juifs ?? Impossible donc pour les Palestiniens de créer un état tant qu’il y aura des juifs au sein de ses frontières ?! De quel genre d’état parle-t-on au juste ? Israël a accordé à un million et demi de Palestiniens la nationalité et des droits civiques auxquels les musulmans des pays voisins ne peuvent oser rêver dans leurs propres pays. Il est par ailleurs en pourcentage le pays qui accueille et absorbe le plus d’immigrants, et pas seulement des juifs (un des derniers exemples en date est le nombre de musulmans du Darfour venus en Israël alors que ses pays voisins musulmans n’en voulaient pas). Les Palestiniens ont donc le droit d’acquérir des propriétés en Israël, mais la Judée devrait être débarrassée de tous ses juifs, à qui l’on interdirait donc ce même droit ?! En 2013 le monde soutiendrait la création d’un état qui commencerait par une épuration ethnique ?!

J’en ai marre que personne ne se demande pourquoi l’article 24 de la Charte de l’OLP rédigée en 1964 stipulait clairement : « Cette Organisation (l’OLP) n’exerce aucune souveraineté territoriale sur la Bande de Gaza, la West Bank (Judée et Samarie) dans le Royaume Hashémite du Jourdain, ou sur la région d’Himmah. », alors que ce sont précisément ces territoires qui forment aujourd’hui le futur état palestinien. La réponse est qu’à cette époque la bande de Gaza était annexée par l’Egypte, et la Judée et Samarie par la Jordanie, sans que cela semble déranger les « palestiniens » de l’époque. Ce n’est que lorsqu’ils Israël a « occupé » ces territoires suite aux tentatives échouées d’invasions par les arabes en 1967, qu’ils ont été ajoutés à la définition de la Palestine dans la nouvelle Charte de l’OLP rédigée en 1968.

J’en ai marre que les gens pensent que 500 000 colons vivant sur leurs collines désertes et rocailleuses, derrière des grillages qui plus est, sont les uniques responsables de l’échec de la poursuite des accords de paix. Comme s’il suffisait juste de les renvoyer en Israël pour obtenir la paix avec les Palestiniens. Quand a-t-on vu dans l’Histoire, des droits civiques augmenter lorsqu’Israël a cédé des terres aux Palestiniens ? Est-ce que les Palestiniens ont eux-mêmes vu leur situation s’arranger depuis que les Israéliens leur ont rendu Gaza et Jéricho ? Allez poser la question aux femmes et aux homosexuels de Gaza, si tant est qu’ils aient la possibilité d’y répondre librement. Le retrait des Israéliens de Gaza en 2005 a eu l’effet inverse de celui escompté. Au lieu de vivre en paix avec les israéliens, les Gazaouis ont élu le Hamas au pouvoir, organisation terroriste donc, qui non seulement ne reconnaît pas Israël et veut le détruire, mais appelle au génocide de tous les juifs du monde. Résultat : plus de 10 000 obus et missiles (presque 3000 rien qu’en 2008, 1800 en 2012) lancés sur Israël. Quand en 1995 le Hezbollah a perpétré une série d’attentats en France, les Français ont organisé une véritable chasse à l’homme et abattu Khaled Kelkal alors qu’il gisait encore vivant et blessé sur le sol. Et certains veulent aujourd’hui donner des leçons de morale aux Israéliens qui prennent entre 1000 et 3000 obus par ans sur la tronche par le Hamas (pour ne citer que ces événements), et ce après avoir vidé Gaza de tous ses colons ?! Le même Hamas qui pour se protéger utilise les Palestiniens comme boucliers humains contre leur volonté, quand il ne se cache pas dans les sous-sols de l’hôpital de Gaza durant les bombardements, ou encore essaie de se faire passer pour une victime lorsqu’il y a des morts dans son camp. Quand on voit comment ils éduquent leurs enfants dans le mensonge dès le plus jeune âge (un programme pour enfants leur montre Israël comme étant la Palestine en 2010), n’hésitant pas à leur inculquer la haine via des émissions pour enfants (Mickey enseigne la haine du juif en 2007), ou encore glorifiant les kamikazes en faisant d’eux des héros pour avoir tué des civils juifs (les filles d’une kamikaze à la télévision en 2007). Le problème de l’éducation des enfants vient enfin d’être soulevé par l’Union Européenne qui a demandé aux dirigeants de l’Autorité Palestinienne de changer certaines choses de leurs manuels scolaires. Mais combien d’enfants palestiniens grandissent aujourd’hui avec l’idée que les Israéliens leur ont volé leur pays ? Tout le système éducatif palestinien est à revoir. N’est-il pas normal, à la vue de telles images, de mettre en doute leur volonté de faire un jour la paix avec les Israéliens ? Les Israéliens ont quant à eux prouvé à plusieurs reprises qu’ils étaient disposés à faire la paix avec les Palestiniens. Encore faudrait-il déjà que les Palestiniens soient d’accord entre eux et règlent leurs conflits internes. Comment faire la paix avec une Autorité Palestinienne située à Ramallah, alors qu’elle est elle-même en désaccord total, voire en guerre, avec le Hamas élu à Gaza ? Qui est sensé empêcher le Hamas de tirer des roquettes quotidiennement sur Israël ? La vérité est que le Fatah de Mahmoud Abbas a perdu sa guerre fratricide avec le Hamas à Gaza, et qu’il lui est aujourd’hui impossible d’avoir le moindre contrôle sur ses décisions. Et lorsqu’Israël décide d’intervenir comme il l’a fait à deux reprises ces cinq dernières années, afin de faire un ménage que le Fatah n’a pas été capable de faire, Mahmoud Abbas est le premier à le condamner et se plaindre à l’ONU en l’accusant à tort de viser volontairement des civils.

J’en ai marre qu’Israël ait pu faire la paix avec l’Egypte et la Jordanie, et que cette paix soit respectée depuis, alors qu’aucun des six accords signés avec les Palestiniens n’aient été maintenus ou respectés par ces derniers sans que cela ne dérange ou choque personne, ni ne soulève quelque question. Il est plus facile de remettre automatiquement la faute sur les colons, que d’écouter Mosab Hassan Yousef, fils de l’un des fondateurs du Hamas – quelqu’un qui en sait bien plus que vous et moi sur le sujet donc – expliquer que la seule préoccupation du Hamas n’est pas d’améliorer le quotidien des Palestiniens et de leur construire un état, mais juste de détruire l’Etat d’Israël, précisant au passage que ce conflit n’est pas motivé par des raisons politiques, comme tout le monde voudrait le penser, mais idéologiques (Mosab Hassan Yousef au congrès Juif Mondial en Allemagne 2011).

J’en ai marre que l’échec des accords de Camp David en 2000 n’ait pas fait prendre conscience au reste du monde que tout ce conflit n’a rien à voir avec la terre. « Ehud Barak a proposé la création d’un État palestinien sur la presque totalité de la Cisjordanie, le retour de 100 000 réfugiés et des solutions d’indemnisation pour tous les autres. Mais les dirigeants palestiniens ont refusé toute concession sur le droit au retour des réfugiés. En 2000, le gouvernement israélien s’est opposé à ce choix, craignant que l’afflux de réfugiés provoque une crise économique et l’abandon du caractère juifd’Israël. » En gros, les Israéliens n’ont pas eu la paix car ils refusaient leur anéantissement par un inversement démographique au sein même de leurs frontières.

J’en ai marre que l’on ne se demande pas comment il se fait que 12 millions de juifs aient réussi à bâtir Israël en partant d’un désert ; et qu’un milliard 400 millions de musulmans, cent fois plus nombreux que les juifs, avec toutes les richesses de certains pays du Golfe, n’aient pas réussi à contribuer assez pour construire la Palestine. Et ce, malgré les 500 millions d’euros d’aide européenne annuelle. Aujourd’hui certains pays musulmans n’auraient qu’à ouvrir les robinets pour transformer Gaza en Dubaï, mais allez savoir pourquoi, acquérir des biens en Europe ou encore racheter le PSG semble plus important à leurs yeux. Quant aux dirigeants palestiniens, la question de ce qu’ils font de l’argent qu’ils reçoivent ne se pose plus. Quand on imagine tout l’argent versé ne serait-ce que par l’Iran et la Syrie (pour ne citer qu’eux) pour combattre l’entité sioniste ces 50 dernières années, on se dit qu’aujourd’hui il pourrait y avoir des immeubles en or à Gaza, ce que je leur souhaite par ailleurs. Il semblerait que l’Europe vienne à peine de comprendre comment Yasser Arafat, un ancien terroriste né en Egypte, ait pu devenir milliardaire alors que les siens vivaient dans la misère. Mahmoud Abbas semble ne pas trop mal se porter non plus.

J’en ai marre que malgré cela, les Palestiniens battent des records d’aide au développement qu’ils reçoivent de la communauté internationale. En 2008, un Palestinien recevait 682$, alors qu’un Congolais ne recevait que 25$, un Afghan 179$, un Irakien 340$, et un Pakistanais moins de 10$. De la part de la France, un Congolais a reçu 0,49$, un Irakien près de 11$, et un Palestinien 20$. De la part de la France, un Palestinien a donc bénéficié de 40 fois plus d’aide au développement qu’un Congolais. Est-il utile de préciser qu’au Congo, plus particulièrement le Kivu, 5 millions de personnes sont mortes depuis 1996, ce qui en fait le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale, sans parler des 200 000 viols commis depuis 1998. Mais allez savoir pourquoi, engraisser les dirigeants palestiniens plus corrompus les uns que les autres a toujours semblé être un choix plus judicieux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La cour des comptes vient de cataloguer de graves lacunes dans les gestions par Bruxelles de l’aide internationale. « Depuis 2007, l’Union Européenne a accordé 2,9 milliards d’euros (aide directe) à des projets dans les territoires palestiniensreprésentant 20% de toute l’aide destinée à la politique de voisinage » (30% de l’aide humanitaire mondiale)Pour un peuple inventé de 2 millions de personnes à peine, c’est beaucoup. La majeure partie de cette aide a été affectée non pas aux besoins de la population, mais aux paiements des fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne (1,4 milliard d’euros), alors que plus d’un quart des personnes rétribuées ne s’étaient pas présentées au travail depuis 2010, et que beau nombre des salaires n’étaient que des emplois fictifs. « Ingeborg Grässle, un membre de la commission de contrôle budgétaire du Parlement européen, a déclaré qu’elle trouvait « insupportable » que l’UE ait versé cet argent à des fonctionnaires alors qu’ils se tournent le pouce toute la journée (…) Enfin, le rapport de dénonce le remboursement de la TVA, à hauteur de 2.5 millions d’euros, pour un hôtel 5 étoiles de la Bande de Gaza, ce qui représente 25% de tous les paiements effectués aux entreprises. Alors que ces paiements sont censés fournir un « service public ». Le rapport note que lorsque les enquêteurs ont visité l’hôtel, en octobre 2012, l’hôtel ne fonctionnait presque pas. » (Financial Times) Les dirigeants ont pensé que ce dont avait le plus besoin le peuple palestinien n’était pas des routes, ou des écoles, mais un hôtel 5 étoiles déserté car trop cher pour ses habitants. Peut-être veulent-ils vraiment transformer Gaza en Dubaï après tout.

J’en ai marre que l’ONU soit devenue une organisation dont l’objectif principal est de condamner Israël. En novembre 2006, le Secrétaire Général Kofi Anan critiqua le Conseil Général des Droits de l’Homme annonçant « Depuis le début de leur travail, ils se sont presqu’entièrement focalisés sur Israël alors qu’il y a d’autres situations de crises, comme le Soudan, sur lesquelles ils n’ont pas dit un mot« . En août 2013, lors de sa visite à Jérusalem, Ban Ki Moon, l’actuel Secrétaire Général, a reconnu qu’Israël était « victime de discriminations et d’une politique partiale de son organisation« , en ajoutant que c’est « une situation malheureuse« . En 2012, alors que l’on approchait déjà les 80 000 morts en Syrie, Israël a eu droit à 85% des condamnations de l’ONU alors qu’aucune tension particulière ne se faisait ressentir sur le terrain. Sur les 175 résolutions votées par le Conseil de Sécurité de l’ONU avant 1990, 97 l’ont été contre Israël. Et sur les 690 résolutions votées par l’Assemblée Générale des Nations Unies avant 1990, 429 l’ont été contre Israël. Avec tous les massacres qui ont lieu un peu partout dans le monde, l’ONU trouve plus juste de perdre son temps et son argent pour condamner Israël chaque fois qu’un Palestinien tombe dans les escaliers. Ne serait-il pas bon de leur rappeler ce qui se passe rien qu’au Congo ? Et que dire de ce qui se passe ou s’est passé au Darfour, au Pakistan, en Corée du Nord, en Afghanistan, en Iran, en Irak, au Liban, au Tchad, en Colombie, au Venezuela, ou encore l’épuration ethnique dont sont victimes actuellement les Chrétiens des Philippines, pour ne citer qu’eux ? Les Droits de l’Homme sont bafoués un peu partout dans le monde, mais l’ONU – organisation qui comporte plus de dictatures que de démocraties – consacre 85% de son temps à condamner la seule démocratie du Moyen-Orient, le seul pays qui maintient une stabilité alors que tous ses voisins sont en pleine guerre civile ou révolution, avec toutes les atrocités que l’on sait. Tout va bien !

J’en ai marre que le monde accuse Israël de faire un « blocus » à Gaza alors que 250 camions de marchandises y sont livrés tous les jours, soit 6000 tonnes d’aide humanitaire (principalement des fournitures médicales et des denrées alimentaires) ; sans que personne ne parle du blocus égyptien (bien réel lui), pays musulman ayant aussi une frontière avec Gaza, et dont sont originaires la majeure partie des Gazaouis.

J’en ai marre que les gens pensent que le mur érigé par Israël enferme les Palestiniens, alors que s’ils regardaient juste une carte, ils verraient qu’ils ont des kilomètres de frontière commune avec la Jordanie de l’autre côté (dont une grande partie de la population est palestinienne vu que la Jordanie est en fait la Palestine (Témoignage de Mudar Zahran, écrivain « palestinien » de Jordanie). Personne ne manifeste contre le mur érigé par la Turquie le long de la frontière syrienne pour asphyxier le Kurdistan syrien, ou encore le mur de 33km bâti par les Bulgares pour empêcher l’immigration massive par leur frontière avec la Turquie. Et que dire de la séparation entre le Mexique et les Etats-Unis. Des frontières fermées existent partout dans le monde, sans que cela ne pose aucun problème, mais tout le monde s’offense lorsqu’Israël érige un mur (de protection) permettant l’arrêt quasi total des attentats par des kamikazes sur son territoire. Il est plus facile de critiquer un mur, que de remettre en question l’efficacité de l’Autorité Palestinienne sensée neutraliser depuis les accords d’Oslo les agissements des organisations terroristes présentes sur son territoire. Si l’Autorité Palestinienne avait fait son travail, Israël n’aurait pas eu à dépenser des millions pour ériger un mur de séparation.

J’en ai marre de devoir leur rappeler que lorsque l’on tue volontairement des civils, femmes et enfants, ce n’est pas de la résistance mais bien du terrorisme. « En effet, les résistants s’attaquent à des « cibles » précises, ils détruisent des moyens militaires afin d’enrayer l’effort de guerre ; les résistants ne tuent pas au hasard, et encore moins des civils (non-combattants), s’ils sont amenés à tuer, ils ciblent des autorités militaires ou administratives ennemies, toujours dans le but de décapiter le potentiel d’effort de guerre d’un ennemi. »

J’en ai marre qu’Israël soit automatiquement accusé (à tort) de commettre des atrocités chaque fois qu’il se défend. En avril 2002, après avoir été frappé par une vague d’attentats meurtriers, Israël décide d’envoyer ses troupes dans le camp de réfugiés de Jénine, surnommée « la capitale des attaques suicides » par les Palestiniens eux-mêmes. Aussitôt, Saeb Erakat, le Chef Palestinien des Négociations accuse Israël d’avoir commis le massacre de 500 personnes (Yasser Abed Rabo prétend que la moitié sont des femmes et des enfants), et demande une enquête auprès de l’ONU. Le Secrétaire Général de l’époque, Kofi Anan, accuse alors Tsahal de « graves violations« , et décide de dépêcher une commission d’enquête. Les médias du monde entier s’emballent, racontant tout et n’importe quoi pendant des jours, sans même que les informations soient vérifiées. Ce n’est qu’en août, soit quatre mois plus tard, que la commission d’enquête rend sa conclusion et annonce qu’il n’y a « pas eu de massacre à Jénine« . La nouvelle est annoncée en moins de vingt secondes, comme une parenthèse dans les infos. Le même schéma s’est répété en 2008 lorsqu’Israël est retourné à Gaza après avoir reçu des milliers de roquettes depuis son départ (Rendu d’enquête de l’expert militaire britannique dépêché par le Conseil des Droits de l’Homme en 2009), en 2010 lors de l’épisode de la soi-disant « flotte humanitaire », et en 2012 lors de la dernière guerre de Gaza. L’Autorité Palestinienne monopolise les organisations humanitaires de l’ONU en menant une campagne négative contre Israël pour obtenir le plus d’aides et de soutiens possibles, aux dépens d’autres victimes situées dans des parties du monde où la situation est bien plus urgente.

J’en ai marre d’entendre aux infos qu’Israël construit de nouvelles colonies car ça me fait chier. Ca aussi. J’ai beau savoir que c’est son seul moyen de pression, que si les dirigeants prennent ce genre de décisions c’est qu’ils ont de bonnes raisons qui me dépassent, je ne peux aussi m’empêcher de penser à chaque fois que cela amenuise nos chances d’obtenir un jour la paix avec les Palestiniens. Si je sais que leur rendre des terres n’a jamais rien résolu, je sais aussi que leur en prendre ne rime à rien. Une partie des colons devra probablement un jour quitter la Cisjordanie, comme ils ont dû quitter Gaza. Le problème du devenir des colons et du tracé des frontières est déjà assez compliqué, pourquoi en rajouter ? Mais je ne suis pas Premier Ministre israélien, et je n’ose imaginer les responsabilités qu’imposent les prises de décision qui vont avec un tel poste.

J’en ai marre que l’on attende de moi de prendre un air honteux sous prétexte que je suis juif lorsqu’Israël commet une erreur. Quel pays n’en fait pas ? La différence est qu’Israël est le seul pays à se trouver en permanence dans le viseur des médias. Jamais un conflit n’aura autant accaparé de temps d’antenne. Le moindre de ses agissements est passé sous microscope, rapporté, amplifié, souvent déformé, et commenté par toutes les télés du monde. Israël fait des erreurs, ce qui est normal pour un nouveau né. Mais il apprend vite et peut apporter sa pierre à l’édifice si tant est qu’on le laisse respirer, car c’est un pays habité de gens qui ont toujours su s’adapter aux conditions de vie qui leur sont imposées.

J’en ai marre que les gens ne se rendent pas compte qu’il est impossible de juger et comparer un pays comme Israël, qui n’a que 60 ans d’existence, d’égal à égal avec un pays européen. Il a fallu des siècles d’Histoire, de guerres, et de révolutions pour que la France puisse acquérir les valeurs et le savoir faire qui sont les siens aujourd’hui. Et l’on attend d’Israël – qui n’était qu’un désert à sa création, le seul pays de sa région ayant choisi de suivre le modèle occidental – qu’il donne l’exemple et soit irréprochable ; sans même tenir compte de ce qui se passe chez ses voisins, pays qui accueillent et financent les organisations terroristes qui appellent à sa destruction. Comme si le Hezbollah, le Hamas, le Djihad Islamique, Al-Qaïda, et j’en passe, étaient des enfants de cœur avec qui il est possible de s’asseoir autour d’une table et dialoguer. En trois générations, malgré les guerres et les trois ans de service militaire obligatoire (temps non consacré aux études donc), les Israéliens ont pourtant réussi à construire un pays où les libertés de parole et d’action existent et sont considérées comme des valeurs ; où se croisent à chaque carrefour des juifs, des chrétiens, et des musulmans, sans s’entretuer ; un des pays donnant l’une des meilleures éducations à ses enfants ; ayant le plus fort pourcentage mondial d’ordinateurs domestiques par habitant ; faisant partie de ceux qui ont le plus de diplômes universitaires par habitant avec un quart sa population active ; ayant le plus haut taux de brevets déposés par habitant ; ayant le plus haut taux de parutions scientifiques ; arrivant en seconde position pour la publication de livres par tête ; à l’origine d’un grand nombre de découvertes faisant avancer la science ; ayant le plus grand nombre de Start-up proportionnellement à sa population et second en nombre absolu derrière les USA ; arrivant en troisième place mondiale des sociétés cotées en bourse ; avec un taux d’entrepreneurs record, en particulier pour les femmes de plus de 55 ans ; ayant un PNB dépassant la somme de ceux des 4 pays qui l’entourent : Egypte, Jordanie, Syrie, et Liban ; ayant développé sa propre technologie spatiale ; et avec bien sûr une des meilleures armées (de défense, je précise) au monde ; qui forme toutes les grandes polices et les forces spéciales d’autres armées à la lutte contre le terrorisme (ce que je trouve très ironique) ; qui envoie des équipes de sauveteurs dès qu’une catastrophe a lieu quelque part ; bref qui essaie de rattraper son retard en étant présent sur tous les terrains.

J’en ai marre du BDS, appelant au boycott de tous les produits provenant d’Israël alors que Mahmoud Abbas en personne a précisé qu’il appelait au seul boycott des produits provenant des implantations, ce qui n’est pas la même chose. Les Palestiniens importent eux-mêmes plus de 800 millions de dollars par an de marchandises d’Israël, et ils ne s’en plaignent pas, bien au contraire.

J’en ai marre que les membres du BDS soient obligés de recourir à des campagnes de communication diffamatoires pour rallier le plus de gens à leur cause. Ils n’hésitent pas à qualifier Israël d’état oppresseur, ségrégationniste, ou pire encore, d’état d’Apartheid, sans se préoccuper par exemple du mal que cela peut faire aux Sud-Africains (Un membre du Parlement Sud-Africain s’exprime sur le sujet). Les palestiniens sont probablement les musulmans les mieux lotis de la région, une Palestinienne pourrait se balader demain en string sur la plage de Tel-Aviv si elle le voulait, sans recevoir de pierres. Aucun musulman de la région ne peut prétendre avoir plus de libertés et de droits civiques que les arabes israéliens. Ils sont couverts par la sécurité sociale, des soins leur sont promulgués, ils touchent des salaires réguliers, ils cotisent pour leur retraite. Certains d’entre eux sont docteurs, membres du parlement, haut-gradés dans l’armée israélienne, bref se construisent une vraie vie. Quand on sait que c’est un juge palestinien qui a envoyé en prison le président israélien, on peut se demander ce qu’ils entendent par là. Si les boycotteurs s’étaient rendus en Israël, ils auraient vu le nombre grandissant de Palestiniens qui viennent de Ramallah pour passer le week-end à Tel-Aviv. Ils y font tranquillement leur shopping lors de leurs longues séances de lèche-vitrines dans ses centres commerciaux, et repartent les bras chargés de paquets, contents de leur séjour, avec l’intention d’y revenir dès que possible. Ça c’est du boycott.

J’en ai marre que ces boycotteurs n’aillent pas au bout de leur idéologie. Car s’ils voulaient vraiment boycotter tout ce qui vient d’Israël, ils iraient vivre dans des grottes et on ne les entendrait plus. Ils devraient commencer par éteindre leurs ordinateurs et leurs téléphones portables, car ces technologies (puce Intel Chip Pentium, la technologie GSM de Motorola, etc.) ont été conçues en Israël. Ils ne se feraient plus vacciner, car un beau nombre de vaccins provient de l’Institut Weizmann de Rehovot (élu en 2011 par le magazine The Scientist meilleur endroit au monde pour travailler dans le milieu universitaire parmi l’ensemble des institutions non américaines, et ayant 35 ans de coopération avec l’Institut Pasteur). Mais n’ayant pas envie de m’exprimer dans le vide, je laisse ceux qui veulent en apprendre d’avantage sur cet Institut faire des recherches sur Internet. Les boycotteurs n’utiliseraient pas non plus de clé USB, inventée par Dov Moran, Amir Ban et Oron Ogdan en 1998. Ils ne passeraient plus de scanners ou d’IRM, et pourraient tirer une croix sur les antibiotiques et beau nombre de médicaments. Ils ne mangeraient plus de fruits ou légumes cultivés grâce à la technologie du système goutte à goutte permettant de produire 40% de rendement supplémentaire en utilisant 50% d’eau en moins (la planète remercie les Israéliens, elle). Les boycotteuses pourraient arrêter d’utiliser les machines à radiations (T-Scan) permettant de prévenir du cancer du sein. En fait, plutôt que de leur faire une liste grande comme une encyclopédie des découvertes médicales dont israéliens ou les juifs sont à l’origine, je préfère leur conseiller de manger sainement, de faire régulièrement du sport, et d’arrêter de boire et fumer, au risque de devoir un jour faire appel à un docteur juif pour leur sauver la vie à l’aide d’une technologie aussi développée par des juifs. Et autant ne pas leur parler des nouvelles inventions qui se créent chaque jour en Israël, et qui vont contribuer à rendre la vie de leurs utilisateurs bien meilleure dans le futur, car je doute de leurs capacités à pouvoir traiter ce genre d’informations.

J’en ai marre qu’il ait fallu qu’un personnage public comme Dieudonné dépasse ouvertement les bornes après dix ans de surenchère, pour que la France semble soudain se réveiller et prendre conscience d’un phénomène que les juifs ont vu s’installer dans toute l’Europe depuis la seconde Intifada en 2000. Evénement largement présenté par les médias comme ayant été déclenché par la visite provocatrice d’Ariel Sharon sur l’Esplanade des Mosquées, alors que certains dirigeants palestiniens ont avoué bien après que l’Intifada avait en fait été planifiée et programmée longtemps à l’avance. Preuve que rien n’a changé : treize ans plus tard, le jour même de la mort d’Ariel Sharon, les médias français continuent de le décrire comme « responsable du déclenchement de la seconde Intifada« . Comme quoi, on ne se refait pas. On se demande quelles leçons les journalistes ont tiré de la mort d’Ilan Halimi, ou encore des victimes de Mohammed Merah. Un mouvement de pensée nauséabond s’est installé ces dernières années en France, et se renforce chaque fois que les médias montrent Israël sous le même angle. Car l’antisioniste de base justifie sa façon de penser par les agissements « intolérables » d’Israël envers le peuple palestinien. Plus il en voit à la télévision, plus sa conscience s’allège, et il se dit que sa haine est justifiée, voire noble. Il se dit que tous les juifs de France ne sont peut-être pas forcément d’accord avec la politique de l’Etat d’Israël ou les décisions qui sont prises par ses dirigeants, mais au fond ce n’est pas important car tous soutiennent malgré tout Israël dans son ensemble. Et c’est par ce genre d’association d’idées que l’antisioniste devient antisémite. Il n’y avait pas besoin de Dieudonné pour lire les dizaines de commentaires ouvertement antisémites sous les vidéos de Youtube ou Dailymotion, qui concernent Israël, les juifs, ou qui ont un rapport avec le conflit. Et que dire des sites Internet des grands journaux, qui publient des articles sur le sujet sans contrôler ensuite ce qui est dit dans les commentaires qui suivent ? Les auteurs de commentaires antisémites ou incitant à la haine raciale ne sont jamais censurés ou inquiétés alors que c’est interdit par la loi. Il fallait vraiment fermer les yeux pour ne pas les voir s’accorder de plus en plus de libertés, reflétant un certain état d’esprit bien présent.

J’en ai marre que malgré tout cela, quoi qu’il se passe sur le terrain, Israël sera toujours dépeint de manière négative sur Internet et dans les médias, car ses détracteurs se chiffrent en dizaines de millions. Comment leur en vouloir après tout. Il tellement plus facile de devenir antisioniste que de réfléchir. Il suffit d’allumer son ordinateur en appuyant juste sur le bouton (sans chercher à savoir d’où provient la technologie qui le fait fonctionner), et de se rendre sur la Toile pour réaliser que tant d’autres partagent ce point de vue. Qu’ils sont nombreux, les articles condamnant les agissements inhumains de l’Etat d’Israël. Sur Youtube, l’antisioniste en herbe pourra voir tellement de vidéos intéressantes, à condition bien sûr de savoir faire les bonnes recherches, et éviter les vidéos de propagande islamiste proposées dans la colonne de droite. Il y verra des Israéliens monter sur leurs chars après leur petit-déjeuner pour aller tuer des petits Palestiniens qui trainent dans les rues de Gaza, et n’ayant rien d’autre que des pierres à leur jeter pour se défendre. Il ne se demandera surtout pas ce que ces enfants font toute la journée dans la rue et pourquoi ils ne sont pas à l’école. Non, il ne se posera pas plus de questions, car il y a tant de sites pro palestiniens qui expliquent tout depuis le début qu’il est même inutile d’aller voir ailleurs. Il se dira des choses du genre « c’est fou qu’un si petit pays fasse autant d’horreurs« . Et plus il se « renseignera », plus sa conviction sera renforcée. Car plus il aura l’impression d’en apprendre sur le sujet, plus ses recherches seront pointues. Il ne se rendra pas compte que les mêmes thèmes ressortent en boucle, que les discours sont peut-être nombreux mais que les arguments sont limités et dérivent souvent vers les juifs. Il aura tout appris sur le massacre de Deir Yassin, ou encore ceux de Sabra et Chatila (pour lesquels Sharon a été plus blâmé que les milices chrétiennes qui les ont commis). A ce stade, le sentiment d’injustice qu’il a senti monter en lui en aura fait un vrai antisioniste. Désormais il se devra de montrer au monde son profond dégoût et son désaccord avec Israël. Sa rancœur vis à vis de l’Israélien sera tellement forte que le fait de défendre la même cause que toutes les organisations terroristes du monde ne soulèvera surtout aucun questionnement de sa part ; peu importe que ces organisations vivent du commerce d’armes, commettent des atrocités, ou encore revendiquent également l’instauration de la sharia en Europe. Car s’il y a bien une chose que l’antisioniste ne réalise pas, c’est qu’il vient en seconde position après les juifs sur la liste de ses nouveaux « amis ». Bientôt il se mettra à tenir lui-même des propos antisionistes, quand ce ne sont pas de vrais discours qu’il aura répétés dans sa tête. Il pourra parler à son entourage de son nouveau hobby, leur raconter les grandes lignes du conflit telles qu’il les voit, de la même manière qu’il leur pitche le dernier film d’action qu’il a aimé ; mais un peu à sa sauce car il ne se rappellera pas vraiment de toutes les dates et de l’ordre exact des événements. Ce n’est pas grave car en gros ce qui compte, c’est que « ces bâtards leur ont piqué leur terre, vous vous rendez compte ?! » Et peut-être que parmi ses amis, l’un d’eux se dira « qu’il est cool, cet antisioniste qui prend la défense des opprimés. Ça le fait, de défendre cette cause« . Alors quand cet ami rentrera chez lui, il allumera son ordinateur à son tour, comme ça, pour se renseigner.

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